La police vient d’arrêter un jeune escroc qui plaçait de faux distributeurs de billets de banque afin de s’approprier les données de ses victimes. Il fabriquait des copies de distributeur avec une imprimante 3D.
Il n’est pas ici question de s’émerveiller devant les méfaits d’un escroc, cependant force est de reconnaître que des filous suffisamment astucieux pour délester leur victime sans violence et sans même leur parler demeurent des références dans le domaine de l’escroquerie.
Il y a quelques jours, la police judiciaire a arrêté Hamid, un jeune homme, et sa compagne dans leur appartement de Marseille. Ce que la police a découvert sur place suffisait à faire inculper le jeune couple séance tenante. Les policiers ont en effet mis la main sur une imprimante 3D de grande dimension ainsi que sur une copie de distributeur de billets de banque de type façade.
L’alerte avait été donnée quelques jours plus tôt par les services de sécurité de la Caisse d’Épargne, quand les responsables des agences de Nîmes et de Saint-Ambroix, dans le Gard, ont chacun découvert une nouvelle machine le long de la façade de leur banque. Ces faux distributeurs étaient suffisamment réalistes pour tromper leurs utilisateurs ; ils avalaient la carte bancaire, mémorisaient le code secret avant de restituer la carte à son propriétaire et sans donner d’argent au prétexte que le distributeur était temporairement indisponible.
Il ne restait plus à la petite équipe de malfaiteurs qu’à récupérer les infos enregistrées dans la puce du faux distributeur, puis à effectuer des retraits ou à acheter des produits en utilisant une carte bancaire vierge et les codes secrets des cartes enregistrées.
Finalement, l’opération n’aura duré que quelques jours, mais elle a permis aux malfaiteurs d’obtenir une trentaine de milliers d’euros. La police a rapidement localisé les responsables de cette escroquerie, car les données de la première carte qui figurait dans la mémoire de la puce saisie sur place étaient celles de la véritable carte de Hamid ; le jeune homme s’en était servie pour vérifier que le système fonctionnait correctement.
La sanction encourue est élevée. Elle peut se solder par une peine de prison ferme.