Après 3 années difficiles et sa liquidation judiciaire, le fabricant d’imprimantes 3D Dagoma a été récemment repris par un des fondateurs aux côtés d’un nouvel associé. Le professionnel de l’impression 3D compte ainsi poursuivre son développement et compte désormais conquérir un marché professionnel. Pour atteindre cet objectif, Dagoma a réussi à boucler une levée de fonds de 1 million d’euros auprès d’investisseurs privés.
Nouveau départ sur le marché professionnel
Créé il y a de cela 7 ans, le pionnier français de l’imprimante 3D grand public, Dagoma, a été placé en redressement judiciaire en 2019 en raison d’un désaccord entre ses actionnaires. Mais depuis 2020, l’entreprise de fabrication d’imprimantes 3D a fini par recevoir le feu vert de la justice pour un projet de reprise.
Ledit projet de reprise a pris effet depuis ce 1er janvier 2021 notamment grâce à Mathieu Besème, spécialiste du marketing et du développement de stratégie. En prenant la Direction générale de l’entreprise, ce dernier a pour mission d’accélérer, grâce à ses compétences, le commerce et le marché professionnel visé par Dagoma. Toutefois, il faut souligner que les rênes de l’entreprise seront partagées avec l’un des fondateurs, Mathieu Régnier.
Grâce à ce nouveau départ, la startup française compte poursuivre son développement auprès des particuliers, mais en s’ouvrant au marché professionnel et en misant sur les services. Il s’agira notamment de proposer une imprimante 3D pour les professionnels, mais aussi des pièces bien spécifiques comme c’est le cas avec la plateforme française Marklix. Selon Mathieu Régnier :
Depuis plus de 4 ans, nous travaillons sur une imprimante PRO facile à utiliser. Nous pensons être prêts, avec plus d’un million de pièces imprimées depuis ces 3 dernières années, nous avons une réelle expérience des besoins professionnels.
1 million d’euros pour entrer sur le marché pro
Comme cela a été le cas pour de nombreux autres fabricants, le regain médiatique autour du secteur de l’impression 3D a également été bénéfique pour Dagoma. Grâce à l’impression de 250 000 visières au cours du mois d’avril 2020, l’entreprise française a ainsi réussi à susciter l’attention de sa nouvelle cible clientèle : les professionnels et les entreprises.
C’est également ce qui lui a permis de réussir sa levée de 1 million d’euros auprès d’investisseurs privés. L’objectif de cette levée de fonds est de développer une imprimante 3D à destination des professionnels axée sur une production plus raisonnée et responsable.
Même si pour le moment, nous n’avons que peu d’informations par rapport aux spécifications de cette nouvelle imprimante 3D professionnelle, on sait qu’il s’agira d’une machine cartésienne avec des volumes plus importants. Pour rappel, les imprimantes professionnelles (environ 2 500 à 20 000 euros) se distinguent par :
- leur capacité à imprimer des matériaux de qualité ingénierie
- leur précision
- leur gros volume de production
- leur fiabilité qui permet de répondre aux besoins des industriels pour la production de prototypes, d’outillage ou de pièces finies comme celles qui ont servi à produire cette tour Eiffel de 2,33 imprimé en 3D.