Une imprimante 3D de l’université de Melbourne, en Australie, fabrique actuellement des parties du corps humain pour équiper les facultés de médecine australiennes.
Pour améliorer la qualité des cours de dissection, les universités devraient disposer de membres et d’organes humains. Or, toutes les universités ne disposent pas des moyens financiers leur permettant de fournir à leurs étudiants de véritables cadavres ou alors, les administrateurs se refusent à utiliser des cadavres dans leurs enceintes pour des motifs religieux ou culturels.
L’université de Melbourne va sans doute apporter une solution consensuelle aux jeunes étudiants du monde entier grâce à l’imprimante 3D qu’elle est en train de finaliser. Les parties du corps humain (pieds, cœur, main, cerveau…) que fabrique cette machine sont frappantes de réalisme.
Les responsables du projet pensent pouvoir exporter leurs reproductions de membres humains au proche Orient et dans les autres pays musulmans, car, dans ces pays, la religion interdit formellement l’utilisation de cadavres humains dans les écoles de médecine.
Pour reproduire des organes ou d’autres parties du corps humain, l’imprimante 3D utilise une poudre en polymère. La phase la plus longue et la plus difficile de ces créations est la fabrication du moule de chaque membre à reproduire. Ce processus peut durer plus de dix heures. Une fois la fabrication de la copie du membre humain terminée, les couleurs sont ajoutées pour permettre aux étudiants de distinguer les veines, les muscles, les nerfs, les ligaments et les tissus.
L’équipe de chercheurs de l’université de Melbourne a prévu de commercialiser son invention dans le courant de l’année 2015. Nul doute qu’elle n’aura pas de grandes difficultés pour trouver des acquéreurs à ses reproductions de membres humains.